Tout ce qui suit concerne Selank. Nous restons clairs, nous nous appuyons sur la littérature et distinguons ce qui est solide de ce qui reste ouvert.
Dernière vérification : 2026-08-01. Lorsqu'une affirmation repose sur une étude précise, l'étude est décrite plutôt que surinterprétée.
De nos jours, la technique de récolte de la laque (appelée gēqī 割漆 « couper [l’arbre à] laque » en chinois) rappelle la technique de gemmage du pin des Landes. La meilleure période de récolte de la laque est de juin à septembre. Elle se fait dans des forêts naturelles ou des plantations. Elle consiste à pratiquer deux incisions obliques en forme de V dans l’écorce jusqu’au niveau du tissu conducteur de la sève (ou phloème) et d’insérer en dessous une coupelle (souvent une coquille d’anodonte chinois de la taille d’une coquille Saint-Jacques, voir photos). Les collecteurs de laque reviennent plus tard récupérer dans un long tube de bambou, les quelques gouttes écoulées dans chaque coquille. Ils verseront ensuite ce récipient dans un tonneau en bois scellé avec du papier huilé pour le stockage. La laque sortant de l’arbre est appelée « laque brute » (shengqi 生漆 ou tǔqī 土漆) alors que celle qui a été oxydée en étant exposée au soleil, brassée, puis mélangée à de l’huile de tung (ou l’huile de lin ou de térébenthine), s’appelle « laque cuite » (shuqi 熟漆). Le liquide visqueux qui s’écoule de l'arbre est d’abord d’un blanc laiteux puis s’oxyde en environ deux heures, en prenant une teinte marron rougeâtre. La laque qui sèche longtemps sur les outils, les vêtements ou la peau devient noire. Car la couleur de la laque brute, une fois que son urushiol s'est oxydé au contact avec l’air, est noire de jais (brillant naturellement). Comme le dit le proverbe « Si on ne dit pas la couleur de la laque, c’est qu’elle est noire ».
Sources : fr.wikipedia.org
Cette laque brute servait jadis principalement à peindre les cercueils. Longtemps en contact avec la laque fraiche, certains collecteurs de laque font parfois des allergies cutanées et il suffit alors qu’ils en respirent l’odeur pour réagir fortement. Ils doivent endurer des démangeaisons extrêmes et des ulcérations. Les collecteurs disent qu’« ils ont été mordus par l’arbre », si bien que pas mal de gens ont peur de « l’arbre qui mord » jiaorenshu 咬人树 – le surnom de l’arbre à laque. Cependant les bols et baguettes laqués ont été en usage pendant des siècles, par ceux qui pouvaient s’offrir ces produits de luxe raffinés et très chers. Mais les dermatologues ont signalé que le contact avec la vaisselle laquée pouvait provoquer des dermatites de contact (Park et al, 2020). Les collecteurs (coupeurs de laque gēqījiàng 割漆匠) qui partent travailler dans les forêts sauvages de montagnes, loin de tout, dormant dans les cabanes misérables, devant endurer les fortes pluies, les orages violents, les crues éclairs qui emportent les chemins, se méfier des bêtes sauvages, serpents et moustiques, doivent aussi pour leur travail monter haut dans les arbres pour faire de nombreuses encoches superposées et parfois endurer des allergies de contact très douloureuses, sans se gratter. Ce dur labeur permet de récolter une demie livre de laque brute par arbre et par an, vendue 50 yuans soit 7 €. Au Sichuan, la collecte de la laque a longtemps été gérée suivant le « modèle extractiviste » s’appuyant sur des collecteurs qui devaient se rendre dans les forêts sauvages au moment de la récolte.
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Mais cet usage sur une trop longue période, exerce une trop forte pression sur la ressource sauvage qui finit par se raréfier. Le modèle est non durable. De vastes zones de reboisement artificiel ont bien été réalisées ces dernières années, mais elles n’ont pas toutes commencé à être exploitées pour la collecte de la laque. Si bien qu’en Chine, en ce début du XXIe siècle, la superficie des arbres à laque cultivés ne représente même pas la moitié de celle des années 1980. La laque est chère et a tendance à s'effacer devant la concurrence de divers revêtements chimiques efficaces et bon marché.
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=== Alimentation === Des amandes du fruit de l’arbre à laque, il est possible d’extraire une l’huile alimentaire, nommée « huile de laque » (qīzǐ yóu 漆籽油 ou qīshù yóu 漆树油). C’est une huile végétale d’excellente qualité se présentant souvent à l’état solide. En Chine, on la rencontre souvent au Yunnan. Dans certaines régions de Corée du Sud, les habitants consommaient ces feuilles avec de la sauce piquante comme une salade. Il existe aussi, en Corée du Sud, des plats avec du poulet ou du canard piqué de branches d'arbre à laque ainsi que du riz cuit en ragoût avec le canard. L'ensemble du plat est toxique, et seule une partie de la population peut le consommer, prétendant au passage que ce plat serait bon pour l'estomac et fortifiant. Une recette consiste à farcir un poulet avec de l’ail, puis de le faire bouillir pendant trois heures dans de l’eau avec de l’écorce de l’arbre à laque. L’écorce est retirée avant de servir. Le plat sent la médecine chinoise et a une saveur légèrement amère. Ce plat est disponible partout en Corée mais apparemment peu de gens le mangent car il peut provoquer une réaction allergique de tout le corps, des dommages au foie et aux reins, voire la mort. Actuellement, les restaurants et les entreprises qui utilisent l'arbre à laque, doivent avoir obtenu une autorisation du service d'hygiène alimentaire, qui demande d’éliminer l'urushiol.
Sources : fr.wikipedia.org
Selank est résumé ici à partir de littérature publique : définition, contexte et points récurrents en pratique. Informations générales, pas un avis médical.
La recherche sur Selank repose surtout sur des travaux de laboratoire et des modèles animaux ; les données cliniques varient selon la substance.
La pureté et l'analyse (HPLC, spectrométrie de masse), une reconstitution correcte et un stockage adapté sont déterminants.%!(EXTRA string=Selank)
Tous les mécanismes ne sont pas démontrés et une étude isolée ne fait pas une preuve globale. Les questions ouvertes sont signalées comme telles.%!(EXTRA string=Selank)